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août 01 2017

Visites des casernes principales de Wellington et d’Auckland

Visites des casernes principales de Wellington et d’Auckland

fire station wellington

Il y a encore quelques années, une vingtaine de pompiers évoluaient quotidiennement dans ces casernes, aujourd’hui ils ne sont plus que 10/jour soit environ 40 dans chacune des deux casernes. Le rythme de travail est de 8h-18h de garde, 8h-18h de garde, 18h-8h de garde, 18h-8h de garde puis 3 jours de repos.

Il n’y a pas de femmes dans ces deux casernes mais en Nouvelle-Zélande environ 10% du personnel est féminin et les pompiers volontaires représentent environ 80% comme en France. En revanche ici jusqu’au 1er juillet dernier les pompiers volontaires étaient une entité à part des pompiers professionnels, depuis ils font tous partie de la même ’grande famille’.

Lors de la visite à Wellington nous sommes vendredi et c’est le jour de la vérification du matériel de risque chimique. Ici tous les équipements sont inspectés et un collier en plastique est mis avec la date ainsi lors de la prochaine vérification si le collier est manquant alors cela signifie que le matériel a servi.

fire station Auckland

A Auckland nous assistons à une manœuvre incendie très intéressante. En effet, ici seulement 4 pompiers arment les fourgons de lutte contre les incendies. Il y a donc un chef d’agrès, un conducteur et un binôme d’attaque.fire station Auckland

Mais il faut toujours un binôme de réserve en cas de besoin. Ils engagent donc à chaque fois deux véhicules lorsqu’il y a un départ pour feu, ce qui signifie qu’il y a 2 chefs d’agrès, 2 conducteurs et 2 binômes. Cette répartition dans les camions est discutable, en effet, en France nous sommes 6 dans un fourgon ce qui semble plus efficient. En revanche nous avons beaucoup à améliorer coté modernité, les départs ne se font plus avec une feuille mais tout est sur l’écran de la radio, les chefs d’agrès qui sont des officiers ici, ont une application sur leur smartphone qui leur indique le motif de départ ainsi que l’adresse…

 

fire station Auckland fire station Auckland

 

 

 

 

 

 

 

 

Les missions

Ils ne font que du sauvetage et de la lutte contre l’incendie, encore une fois ils n’ont pas d’ambulance et ne sont formés qu’au prompt secours. Ils peuvent intervenir pour donner les premiers soins mais c’est toujours une ambulance privée qui prend très vite le relais et qui transporte à l’hôpital. A priori le gouvernement souhaite modifier cela dans les années à venir mais les pompiers néo-zélandais réclament plus de moyens notamment en formation

pour pouvoir assurer cette nouvelle mission au mieux. Leurs missions se partagent donc entre la lutte contre les incendies, les sauvetages mais aussi la mise en place d’un programme de sensibilisation et d’éducation des enfants de la maternelle au collège. Ils sont aussi en charge de la vérification et de la mise à jour de la cartographie, de l’instruction des demandes de permis de construire ainsi que de la tournée des immeubles pour vérifier que les clefs dont ils disposent fonctionnent et que les moyens en eau sont suffisants.

Les équipements

ari firefighters

 

Les équipements et camions sont similaires à ceux que nous avons en France, seuls les tableaux de contrôle des ARI (Appareil Respiratoire Isolant) sont plus avancés puisqu’une liaison radio existe avec les bouteilles d’air des binômes. Ainsi en temps réel le ‘contrôleur’ peut savoir comment d’air les binômes engagés disposent, depuis combien de temps le binôme est engagé et combien de temps il leur reste car le système est assez intelligent pour calculer la consommation. C’est assez bluffant comme système !

 

 

écran de controle firefighter

 

Nous avons pu visiter le camion de commandement à Auckland avec les écrans, les satellites et la cartographie google embarquée avec les réseaux d’eau de la ville qui s’affichent pour pouvoir combattre le feu plus efficacement. Ce camion est mis en œuvre lors de feux importants ou lors d’un événement majeur comme les séismes qui restent avec les inondations conséquents. En novembre dernier une alerte tsunami a même été déclenchée et des vagues de plusieurs mètres ont été observées. 

 

 

Le mot de la fin

Pour David de Wellington c’est une histoire de famille, son grand père et son père étaient pompiers donc c’est tout naturel d’avoir suivi le chemin.