nov. 11 2017

Rencontre avec les pompiers des Etats-Unis

Désolé, cet article est seulement disponible en Anglais Américain et Espagnol Européen. Pour le confort de l’utilisateur, le contenu est affiché ci-dessous dans l’une des autres langues disponibles. Vous pouvez cliquer l’un des liens pour changer la langue du site en une autre langue disponible.

pompiers san josé

Les pompiers des Etats-Unis sont gérés au niveau des Etats ou des villes. Par exemple, dans l’état de Californie, les grosses villes telles que Los Angeles, San José ou encore San Francisco ne possèdent pas de sapeurs-pompiers volontaires. En revanche dans les espaces plus ruraux cela existe.

Le numéro d’urgence aux USA est le 911 centralisé avec la police.

Autre particularité des pompiers aux Etats-Unis, ce sont les grades. Ils sont beaucoup moins nombreux (7 contre 13 en France) et il y a toujours un officier dans le camion. De plus, dans chaque camion se trouve un ‘paramedic’ qui est un secouriste capable d’intervenir en cas de nécessité.

Les casernes que nous avons visité n’ont pas d’ambulance et ne transportent donc jamais de victimes. Ils interviennent parfois en prompt secours mais laissent ensuite la victime aux ambulances privées. De manière générale, dans chaque camion se trouvent un ‘engineer’ qui est le conducteur, un capitaine qui est le chef d’agrès et plusieurs ‘firefighters’ ce qui équivaut aux sapeurs-pompiers de grade ‘homme du rang’/’sous-officier’. 


San José – Exercice avec les élus de la ville

démonstration pompiers san josé

Nous avions rendez-vous avec le Capitaine Matthew, un contact obtenu par le biais du Capitaine Aucher, responsable du centre de secours dans lequel Anne est volontaire. Nous bousculons un peu notre itinéraire/emploi du temps, car Matthew nous explique que le 10 octobre il y a justement un événement ‘spécial’ à l’école de formation de San José, ville dans laquelle il officie.


démo firefighters san josé

En second plan, à gauche le responsable des pompiers de San José et à droite le Maire de cette ville de plus d’1 Millions d’habitants

Cette journée est une mise en situation avec monsieur le Maire et certains de ses collaborateurs. En effet, les budgets sont diminués comme en France et ici les secours en pâtissent parfois. Les pompiers de San José ont donc organisé une matinée afin que les élus se mettent à la place des sapeurs-pompiers. C’est surtout une journée de communication pour sensibiliser les élus aux difficultés rencontrées. Certains médias sont présents. Il y a plusieurs ateliers, les uns sont enfermés dans un caisson et doivent combattre le feu pendant que d’autres découpent une voiture dans laquelle une victime est incarcérée. Matinée très intéressante clôturée par un barbecue à l’américaine.

Diaporama de cette matinée : 

 

—————————————————

Fonctionnement des casernes de San José

Le rythme de travail est de 48h de garde et 3 jours de repos. Il y a un ‘engine’ qui correspond à un fourgon de lutte contre les incendies et un ‘truck’ qui est un camion avec une échelle. Ils font environ 4500 interventions par an sachant qu’à San José il y a 83 000 appels par an de moyenne pour 33 casernes. 


Visite du centre d’appels 911 de San José

Centre appels 911 San josé

Matthew nous emmène ensuite visiter le centre de réception des appels du 911. Ici ce sont les policiers qui reçoivent tous les appels et les dispatchent aux pompiers si nécessaire. Une fois l’appel transféré, un opérateur répond à l’appelant en fonction d’un script qui l’aide à poser les bonnes questions pour cibler au mieux la situation et envoyer les secours en fonction. Une fois que l’intervention est créée, le dossier passe dans les mains du ‘dispatcheur’ qui fait l’interface entre les secours engagés et d’autres moyens éventuels et qui suit aussi le bon déroulement de l’intervention. Ils ont un système d’alerte sonore qu’ils peuvent déclencher s’ils ont l’information par exemple que le bâtiment dans lequel les pompiers vont intervenir va s’effondrer. Ainsi ils émettent un bruit à la radio ce qui indique aux pompiers qu’ils doivent être attentifs au message qui va être diffusé.

Le script qu’ils utilisent n’est autre que l’adaptation informatique du ‘EMD’ (Emergency Medical Dispatch) protocol, qui est un système de cartes répondant à chaque situation.

Emergency Medical Dispatch protocol


Visite de la caserne de l’aéroport de San José

pompiers aéroport San josé

Ici les pompiers sont des fonctionnaires territoriaux comme tous les autres tandis qu’en France, les pompiers des aéroports sont des sociétés privées qui assurent la sécurité incendie. Bien sûr, ils ont dû suivre une formation spéciale pour apprendre à intervenir sur un avion. Nous avons même le droit de monter dans l’un des camions pour faire un tour rapide sur la piste et voir en action leur lance. Tout peut se faire depuis la cabine avec un joystick pour diriger la lance grâce à l’écran muni d’une caméra thermique. Vraiment impressionnant ! Matthew nous confie à cette occasion qu’il était dans cette caserne il y a plusieurs dizaines d’années et que le matériel a bien évolué. La visite a été brève car ils ont justement un exercice sur les pistes auquel nous ne pouvons pas assister.

Diaporama de cette visite : 

 


Visite de la caserne de la Silicon Valley

pompiers silicon valley

Les capitaines Wong et Santos nous font visiter la caserne qui fait en même temps centre de formation. Justement des nouvelles recrues sont en formation initiale pour environ 3-4 mois. Nous assistons à un exercice de lutte contre un incendie dans un immeuble et d’ouverture de porte. Ici vous êtes aux ‘States’ donc c’est une démonstration de force avec une ouverture toute en finesse à base de hache et de pied de biche !

Le Capitaine Wong nous fait faire un tour avec le camion dans les rues alentours où nous passons devant des locaux de Google. Il nous explique qu’ils ont leur propre système de lutte contre les incendies mais que si jamais ils doivent intervenir c’est assez compliqué car tout est classé secret dans ces bâtiments et qu’ils doivent en permanence être accompagnés d’employés qui les surveillent.

Cette caserne possède un ‘extractor’ qui n’est autre qu’une énorme machine à laver ! Vous êtes aux États-Unis donc tout est démesuré – Cette machine à laver permet de nettoyer les uniformes directement après chaque intervention en relation avec un incendie ou des produits chimiques par exemple. En effet, aux Etats-Unis de nombreuses études font ressortir un taux élevé de cancer chez les pompiers dont ils essayent de se prémunir. Dans un autre registre depuis quelques mois ils ont reçu un nouvel équipement, une sorte de gilet par balle en cas d’intervention lors de fusillade.

Diaporama de cette visite :

 


Caserne de San Francisco

firefighters san francisco

A San Francisco, on nous a aussi parlé de ‘réserve’,  ce sont des réservistes qui suivent une petite formation et permettent d’aider lors de gros sinistres comme un gros incendie ou une catastrophe naturelle de type séisme. Ils n’interviennent pas, mais aident à relayer les informations du terrain au centre de crise. Concernant le taux de femme, il est d’environ 10-15%. A savoir qu’à San Francisco c’est une femme qui est à la tête du ‘Fire Department’.

San Francisco a une histoire particulière pour les pompiers. En effet, en 1906 il y a eu un séisme de magnitude 8,2 qui provoqua de nombreux incendies notamment à cause des canalisations de gaz détériorées ou des propriétaires mal intentionnés de biens dont les polices d’assurance ne couvraient pas les catastrophes naturelles mais les incendies. Les maisons principalement construites en bois à l’époque et la majorité du temps mitoyennes, sont parties en flambée. Ce qui représenta environ 500 pâtés de maison dont les pompiers ont eu du mal à combattre car les réseaux d’eau ont eux aussi été durement touchés.

L’Assistant chief Velo nous raconte que depuis ce drame, ils ont mis en place différents systèmes hydrauliques pour parer aux incendies. En effet, un poteau incendie se trouve à chaque coin de rue, plus un réseau secondaire d’eau surpressée est mis en place. Ils  ont aussi créé à certains carrefours des citernes enterrées qui se remplissent par gravitation de certains points hauts de la ville. Ils possèdent aussi des bateaux qui ont des pompes qu’il suffit de mettre dans l’eau pour qu’elles envoient de l’eau par jet.

san francisco firefighter

Autre particularité de San Francisco, ce sont ces échelles qui sont fabriquées encore en bois. En effet, la ville souffre de la forte présence de câbles du aussi à la présence du tram. Pour éviter le risque d’arc électrique, ils utilisent un bois qui doit s’acclimater avant de pouvoir être taillé et façonné en échelle.

call box san francisco

Le système des ‘call box’ perdure encore aujourd’hui. Si vous êtes en détresse vous pouvez actionner ce système qui envoie un signal en morse au centre d’appel. L’assistant chief nous confie que ce système est un peu désuet et que la grande majorité des utilisations proviennent de personnes alcoolisées qui s’amusent. 

Diaporama de notre rencontre avec les pompiers de San Francisco :

 


Feux dans la région de Santa Rosa

Lors de notre visite en Californie, il y avait de nombreux feux dans la région de Santa rosa qui ont fait dores et déjà plus de 35 morts et 400 disparus. Les feux n’ont toujours pas été stoppés, en effet, c’est la première fois que les 9000 pompiers déployés avaient à faire à des feux aussi rapides et dispersés (21 foyers). Des pompiers Canadiens et Australiens sont également sur place pour aider, car eux aussi sont malheureusement habitués à ce genre de catastrophes naturelles. Au total, c’est aussi 30 bombardiers d’eau, 70 hélicoptères et des centaines de véhicules au sol qui assistent les pompiers tous les jours à combattre les flammes.

Actuellement, plus de 90 000 hectares ont été brûlés soit dix fois la superficie de Paris. De nombreux vignobles ont été détruits et les vignes elles mêmes ont été touchées soit directement soit indirectement par les fumées. Le plus dramatique, ce sont des blocs (quartiers) entiers qui ont été ravagés par les flammes. Plus de 175 000 personnes se retrouvent sans foyer.

Vidéo réalisée par les pompiers de Berkeley :

pompiers san josé

Les pompiers des Etats-Unis sont gérés au niveau des Etats ou des villes. Par exemple, dans l’état de Californie, les grosses villes telles que Los Angeles, San José ou encore San Francisco ne possèdent pas de sapeurs-pompiers volontaires. En revanche dans les espaces plus ruraux cela existe.

Le numéro d’urgence aux USA est le 911 centralisé avec la police.

firefighters san francisco

A San Francisco, on nous a aussi parlé de ‘réserve’,  ce sont des réservistes qui suivent une petite formation et permettent d’aider lors de gros sinistres comme un gros incendie ou une catastrophe naturelle de type séisme. Ils n’interviennent pas, mais aident à relayer les informations du terrain au centre de crise. Concernant le taux de femme, il est d’environ 10-15%. A savoir qu’à San Francisco c’est une femme qui est à la tête du ‘Fire Department’.

Autre particularité des pompiers aux Etats-Unis, ce sont les grades. Ils sont beaucoup moins nombreux (7 contre 13 en France) et il y a toujours un officier dans le camion. De plus, dans chaque camion se trouve un ‘paramedic’ qui est un secouriste capable d’intervenir en cas de nécessité.

Les casernes que nous avons visité n’ont pas d’ambulance et ne transportent donc jamais de victimes. Ils interviennent parfois en prompt secours mais laissent ensuite la victime aux ambulances privées. De manière générale, dans chaque camion se trouvent un ‘engineer’ qui est le conducteur, un capitaine qui est le chef d’agrès et plusieurs ‘firefighters’ ce qui équivaut aux sapeurs-pompiers de grade ‘homme du rang’/’sous-officier’. 

Diaporama de notre rencontre avec les pompiers de San Francisco :


San José – Exercice avec les élus de la ville

démonstration pompiers san josé

Nous avions rendez-vous avec le Capitaine Matthew, un contact obtenu par le biais du Capitaine Aucher, responsable du centre de secours dans lequel Anne est volontaire. Nous bousculons un peu notre itinéraire/emploi du temps, car Matthew nous explique que le 10 octobre il y avait justement un événement ‘spécial’ à l’école de formation de San José, ville dans laquelle il officie.


démo firefighters san josé

En second plan, à gauche le responsable des pompiers de San José et à droite le Maire de cette ville de plus d’1 Millions d’habitants

Cette journée est une mise en situation avec monsieur le Maire et certains de ses collaborateurs. En effet, les budgets sont diminués comme en France et ici les secours en pâtissent parfois. Les pompiers de San José ont donc organiser une matinée afin que les élus jouent le ‘jeu’ du sapeur-pompier. C’est surtout une journée de communication pour sensibiliser les élus aux difficultés rencontrées. Certains médias sont présents. Il y a plusieurs ateliers, les uns sont enfermés dans un caisson et doivent combattre le feu pendant que d’autres découpent une voiture dans laquelle une victime est incarcérée. Matinée très intéressante clôturée par un barbecue à l’américaine.


 

Fonctionnement des casernes à San José

Le rythme de travail est de 48h de garde et 3 jours de repos. Il y a un ‘engine’ qui correspond à un fourgon de lutte contre les incendies et un ‘truck’ qui est un camion avec une échelle. Ils font environ 4500 interventions par an sachant qu’à San José il y a 27 casernes pour plus d’un millions d’habitants.


Visite du centre d’appels 911 de San José

Matthew nous emmène ensuite visiter le centre de réception des appels du 911. Ici ce sont les policiers qui reçoivent tous les appels et les dispatchent aux pompiers si nécessaire. Une fois l’appel transféré, un opérateur répond à l’appelant en fonction d’un script qui l’aide à poser les bonnes questions pour cibler au mieux la situation et envoyer les secours en fonction. Une fois que l’intervention est créée, le dossier passe dans les mains du ‘dispatcheur’ qui fait l’interface entre les secours engagés et d’autres moyens éventuels et qui suit aussi le bon déroulement de l’intervention. Ils ont un système d’alerte sonore qu’ils peuvent déclencher s’ils ont l’information par exemple que le bâtiment dans lequel les pompiers vont intervenir va s’effondrer. Ainsi ils émettent un bruit à la radio ce qui indique aux pompiers qu’ils doivent être attentifs au message qui va être diffusé.

Le script qu’ils utilisent n’est autre que l’adaptation informatique du ‘EMD’ (Emergency Medical Dispatch) protocol, qui est un système de cartes répondant à chaque situation.


Visite de la caserne des pompiers de l’aéroport de San José

Ici les pompiers sont des fonctionnaires territoriaux comme tous les autres tandis qu’en France, les pompiers des aéroports sont des sociétés privées qui assurent la sécurité incendie. Bien sûr, ils ont dû suivre une formation spéciale pour apprendre à intervenir sur un avion. Nous avons même le droit de monter dans l’un des camions pour faire un tour rapide sur la piste et voir en action leur lance. Tout peut se faire depuis la cabine avec un joystick pour diriger la lance grâce à l’écran muni d’une caméra thermique. Vraiment impressionnant ! Matthew nous confie à cette occasion qu’il était dans cette caserne il y a plusieurs dizaines d’années et que le matériel a bien évolué. La visite a été brève car ils ont justement un exercice sur les pistes auquel nous ne pouvons pas assister.


Visite d’une caserne de la Silicon Valley (Mountain View)

Les capitaines Wong et Santos nous font visiter la caserne qui fait en même temps centre de formation. Justement des nouvelles recrues sont en formation initiale pour environ 3-4 mois. Nous assistons à un exercice de lutte contre un incendie dans un immeuble et d’ouverture de porte. Ici vous êtes aux ‘States’ donc c’est une démonstration de force avec une ouverture toute en finesse à base de hache et de pied de biche !

Le Capitaine Wong nous fait faire un tour avec le fourgon dans les rues alentours où nous passons devant des locaux de Google. Il nous explique qu’ils ont leur propre système de lutte contre les incendies mais que si jamais ils doivent intervenir c’est assez compliqué car tout est classé secret dans ces bâtiments et qu’ils doivent en permanence être accompagnés d’employés qui les surveillent.

Cette caserne possède un ‘extractor’ qui n’est autre qu’une énorme – vous êtes aux États-Unis donc tout est démesuré – machine à laver qui permet de nettoyer les uniformes directement après chaque intervention en relation avec un incendie ou des produits chimiques par exemple. En effet, aux Etats-Unis de nombreuses études font ressortir un taux élevé de cancer chez les pompiers dont ils essayent de se prémunir. Dans un autre registre depuis quelques mois ils ont reçu un nouvel équipement, une sorte de gilet par balle en cas d’intervention lors de fusillade.

San Francisco

San Francisco a une histoire particulière pour les pompiers. En effet, en 1906 il y a eu un séisme de magnitude 8,2 qui provoqua de nombreux incendies notamment à cause des canalisations de gaz détériorées ou des propriétaires mal intentionnés de biens dont les polices d’assurance ne couvraient pas les catastrophes naturelles mais les incendies. Les maisons principalement construites en bois à l’époque et la majorité du temps mitoyennes, sont parties en flambée. Ce qui représenta environ 500 pâtés de maison dont les pompiers ont eu du mal à combattre car les réseaux d’eau ont eux aussi été durement touchés.

C’est l’Assistant chief Velo qui nous raconte tout cela. Nous le rencontrons avec un peu de retard car ils rentrent d’une intervention sur un incendie. Depuis ils ont mis en place différents systèmes hydrauliques pour parer aux incendies. En effet, un poteau incendie se trouve à chaque coin de rue, plus un réseau secondaire d’eau surpressée est mis en place. Pour parer à toute éventualité ils ont créé à certains carrefours des citernes enterrées qui se remplissent par gravitation de certains points hauts de la ville. Ils possèdent aussi des bateaux qui ont des pompes qu’il suffit de mettre dans l’eau pour qu’elles envoient de l’eau par jet.

Autre particularité de San Francisco qui réside dans ses échelles qui sont fabriquées encore aujourd’hui en bois. En effet, la ville souffre de la forte présence de câbles du aussi à la présence du tram. Pour éviter le risque d’arc électrique, ils utilisent un bois qui doit s’acclimater avant de pouvoir être taillé et façonné en échelle.

Le système des ‘call box’ perdure encore aujourd’hui. Si vous êtes en détresse vous pouvez actionner ce système qui envoie un signal en morse au centre d’appel. L’assistant chief nous confie que ce système est un peu désuet et que la grande majorité des utilisations proviennent de personnes alcoolisées qui s’amusent. A San Francisco ils fonctionnent en 24h de garde et 48h de repos.

 

Gros feu à santa rosa